Médaillon Fouassier

Paul et Benoît Fouassier

Domaine Fouassier - Loire

Paul et Benoit Fouassier, les jeunes talents de Sancerre

À fond sur tous les fronts, Paul et Benoît ont le bon numéro de terrain : le 10. Droits dans leurs bottes, les cousins Fouassier, 10ème génération d’une famille de vignerons sancerrois, attaquent. En binôme à la cave comme à la vigne, les cousins en s’appuyant sur une tactique héritée des anciens, sont en train de faire des merveilles en hissant le domaine parmi les grands de la région.

Dès le début des années 2000, avec la nouvelle combinaison Paul/Benoît, la mutation du domaine s’accélère et la biodynamie s’invite dans l’équipe. Parcelles après parcelles, les préceptes de Steiner font leurs preuves et en 2007, l’intégralité des 60 hectares du domaine Fouassier est certifiée Biodyvin. A partir du mois de mai, et jusqu’aux vendanges, les vignerons occupent le terrain : si vous voulez avoir une chance de les croiser et d’échanger entre deux rangs, il faudra s’armer de patience, et attendre la mi-temps.

Révéler la magie du Sancerre en faisant vivre chaque parcelle

Perchés sur le tracteur ou le dos penché sur les vignes, les cousins jouent les préparateurs physiques dans chacune de leurs parcelles. Un boulot minutieux, quotidien et intense qui dessine, dès le printemps, les contours du futur millésime. « Quand nous avons repris le domaine, on trouvait que nos pères avaient imaginé vraiment trop de cuvées… Aujourd’hui, nous en avons encore plus ! C’est ça la magie de Sancerre : une incroyable mosaïque de terroirs (calcaire, argilo-calcaire et silex) dans seulement quelques kilomètres carrés ». Les cuvées parcellaires blanches, comme rouges rejoignent ensuite tranquillement la cave.

A la cave, Paul et Benoit Fouassier laissent jouer la nature

Dans les vestiaires, tout se fait en douceur : levures indigènes, fermentations spontanées et élevage d’un an minimum : « dans les vignes, on est à 2000 %, mais en cuverie, notre leitmotiv c’est de laisser faire la nature, en intervenant le moins possible », précise Benoit. Ce qui ne les empêche pas de faire évoluer les règles du jeu de temps à autre, en fonction de l’inspiration et du millésime. Le duo a par exemple tenté la vinification en amphore, lancé un vin orange et propose aussi une cuvée nature.

Fouassier, des Sancerre de haute volée

Une chose est sûre, quelle que soit la feuille de match, les flacons sont de haut niveau : le Sauvignon se révèle loin des clichés et de son côté « vert » parfois exacerbé et le pinot noir nous fait boire la Loire du bon côté. Digestes, souriants et engageants : c’est sur, les vins de l’équipe Fouassier ont leur place en finale… et pourraient bien jouer les prolongations dans votre verre.

 

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Average rating based on 2 reviews

Alice Delaparent
alice delaparent
Benjamin Albarede
benjamin albarede
Avis laissé le sur le vin : sancerre-grands-champs-domaine-fouassier

Un Sancerre qui file droit sans pour autant se départir d'une belle gourmandise, l'un de mes préférés

Benjamin Albarede recommande ce vin  -  Excellent rapport qualité-prix

La Loire

« Nul n'est censé ignorer la Loire », c'est avec ce slogan plutôt sympa que la Vallée de la Loire, 3ème plus grande région viticole française, titille les amateurs de vin. Mais il suffit d'emprunter les 800 kilomètres de route touristiques qui court de la région Centre à l'Atlantique pour se rendre compte que la Loire est unique et… multiple.

Si la plupart des vins de Loire sont mono-cépages : Melon de Bourgogne en Nantais, Chenin, Cabernet et Gamay en Anjou, Saumur et Touraine, Sauvignon et Pinot Noir en Touraine et dans le Centre, mais aussi Grolleau, Pinot Meunier, Pineau d'Aunis, Romorantin… les sols sont d'une extrême variété. Les hommes ont donc du adapter l'encépagement et adopter des traditions viticoles multiples. L'harmonie entre cépages et terroirs se dessine parcelle après parcelle et offre une gamme extrêmement diversifiée mais non sans une certaine cohérence. C'est surprenant, mais les vins du Val de Loire, qu'ils proviennent du Pays Nantais, d'Anjou ou de Touraine ont tous un ADN commun : la fraicheur, la suavité, la vivacité et une certaine élégance. La faute au climat globalement tempéré qui balaie la région ? Sans doute, mais aussi à la Loire, qui, soutenue par ses nombreux affluents joue un rôle modérateur non négligeable : elle favorise l'existence de microclimats propices à la culture de la vigne et contribue à la grande diversité des vins. Il n'y a donc pas une Loire mais des Loire, avec des cépages, des vins, des structures de production, des sols et des paysages variés. Dans cette diversité se dessine tout de même les contours de cinq grandes régions : les vignobles auvergnats, le Centre-Liore, la Touraine, l'Anjou-Saumur, et la région de Nantes.