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Simon Hicher

Brasserie Gallia - Paris

Brasserie Gallia : les évangélisateurs

Ils prêchent, non pas pour leur paroisse, mais pour leurs mousses. Ils livrent des bières partout dans Paris et délivrent la bonne parole : « lager », « pale ale », « stout », « weissbier »… Ils s’appellent Guillaume et Jacques, ils ont été envoyés sur terre pour ressusciter Gallia. Dans la vraie vie, ils se sont rencontrés sur les bancs d’une école de commerce à Caen.

Diplôme en poche, ils ont bourlingué : Jacques s’est posé à Paris pour bosser dans le marketing et Guillaume, plus branché commerce, a parcouru le monde entre la Russie et le Moyen-Orient avant de revenir au calme en Normandie. Région dans laquelle il montera un p’tit bistrot littéraire avec son père, pour s’occuper, se faire plaiz’ et goûter aux bonnes bières locales. Sauf que le café philo perdu en campagne normande ben… ça ne nourrit pas son homme (oui, c’est triste !) et c’est quand même un peu loin de tous les potos devenus parigots…

Redonner à Paris la mousse qu'elle mérite.

Guillaume et Jacques ne manquent pas une occasion de refaire le monde sur le zinc. Ils se remémorent leurs souvenirs d’étudiants au Pays de Galles ou aux USA, imprégnés de malt et de houblon et rêvent d’un monde meilleur où la mousse de qualité coulerait à flot. Il faut dire que depuis qu’il a pondu son mémoire sur l’implantation d’une micro-brasserie en Picardie, Jacques n’a jamais caché son goût pour la bière de caractère. Dès 2009, les deux acolytes en sont convaincus : Paris doit renouer avec son passé brassicole. D’autant que toutes les capitales dignes de ce nom ont leur bière… sauf Paname, le vilain petit canard de la binouse ! Etrange quand on sait que Paris a longtemps rimé avec Brasserie… Ce passé houblonné boudé pour des raisons obscures, ce patrimoine enfoui au fond de vieux tiroirs donnent à Guillaume et Jacques l’envie de devenir brasseurs. C’est vrai après tout, pourquoi pas eux ? Ils jetteront plus ou moins par hasard leur dévolu sur la dernière brasserie de Paris, Gallia. Avec 1500 balles chacun à tout casser en poche et des connaissances du métier un peu aléatoires, ils élaborent une première recette de bière de compet’ qu’ils font fabriquer à un brasseur histoire de sortir un truc qui tient la route… Nous sommes en 2010, les premiers cartons de Gallia s’empilent dans la Clio, les livraisons s’enchainent dans le tout Paris. Ils se marrent, avalent les kilomètres et les litres de bières sans flancher, ils développent un réseau, alimentent leur étude de marché en direct live, mais ils se rendent aussi vote compte que pour faire décoller une boite, cela ne suffira pas.

Grandir et s'affirmer.

Alors en 2013, Jacques et Guillaume organisent leur première levée de fond. Objectif ? Recruter un maître brasseur. Simon, ingénieur agronome, formé en génie brassicole et accessoirement pointure en chimie (pas un branquignole le type !) rejoint l’aventure. Reste à trouver le lieu idéal pour accueillir dignement tout ce petit monde et offrir un nouvel écrin à Gallia. Ils se rêvaient brasseurs parisiens, ils poseront finalement leurs fûts à Pantin : une ancienne usine, immense, pleine de cachet, digne d’un décor de film (oui nous aussi on les déteste !) les attend. L’énergie positive du lieu et de la ville de banlieue est une aubaine pour le trio. Une deuxième récolte de fonds ouvre la voie à des travaux d’envergure : « après quelques années à l’arrache, nous avions l’ambition d’avoir des locaux exemplaires pour travailler dans de bonnes conditions et asseoir durablement notre activité. Un endroit clean, pérenne, productif, et du matos top de chez top, solide et efficace histoire de garantir une qualité et une constance dans notre production ». Bien joué les gars, il fallait bien ça pour devenir une référence ! Depuis le début de l’année (c’est donc tout frais), les 6 recettes « signature» ont l’ambition d’éveiller la curiosité gustative des Parisiens avec des bières méconnues en France, des recettes créatives aux malts parfumés et aux houblons intenses, une gamme inspirée des plus grandes régions brassicoles du monde. Un bon conseil, ne vous aventurez pas à leur demander une blanche, une blonde ou une brune, Jacques, Guillaume et Simon sont les acteurs d’une nouvelle scène brassicole parisienne. Loin de ces standards, selon eux, désuets et inadaptés, loin de la vulgaire mousse sirotée au comptoir avec des curly’s ramollis, loin de la bière banale sans goût, sans âme et sans savoir-faire. Ils croient tout simplement en l’avenir des micro-brasseries haute couture…

 

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Note moyenne de ses vins sur 5 avis

Baptiste Gillard
baptiste gillard
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baptiste gillard

Paris

Très bien, on vous l’accorde Paris n'est pas un terroir à proprement parlé, en tout cas pas au sens habituel, on ne peut pas vraiment qualifier son sol et son climat d’identitaire, quoique…à y regarder de plus près, les pavés et la grisaille de la capitale sont une véritable signature. L’originalité de ce terroir n’est donc ni agricole, ni rurale mais totalement culturelle.

Il tire sa personnalité et sa singularité de la diversité des influences dont il regorge, de son histoire et de son dynamisme. Tant de cultures se sont mélangées, apportant avec elles une partie de leur identité faisant de Paris un lieu de création à l'imaginaire infinie, au passé inspirant et au futur plein de promesses. Il n’est donc pas étonnant de voir au sein de ce magma culturel et bétonneux, fleurir micro-brasseries et distilleries, qui puisent dans les racines de la capitale, l’inspiration nécessiare à leurs créations.