Auvigue

Jean-Pierre Auvigue

Domaine Auvigue - Bourgogne

Avec Auvigue, le Mâconnais prend de la hauteur

C’est un voyage que tout amateur devrait faire au moins une fois dans sa vie. Car la Roche de Solutré mérite plus qu’un détour, au-delà des histoires de pèlerinage socialiste - on distingue encore nettement dans nos mémoires, la silhouette de Mitterrand venant y célébrer la mémoire de la Résistance, suivi par sa cohorte de journaliste – il faut bien reconnaître que le coin a de la gueule...

L’occasion de se laisser porter par des petits chemins qui nous invitent tantôt à gravir une côte escarpée pour surplomber cette incroyable vallée, tantôt à se laisser redescendre.

Une Bourgogne qui a oublié d’être sage

Et pour peu que le soleil soit de la partie, la visite prend carrément une dimension onirique. Bon après, vous n’êtes pas obligé de crapahuter et de vous essouffler : débutez plutôt le voyage depuis votre canap’ avec un vin de chez Auvigue. Si on insiste lourdement pour vous vendre du rêve c’est que ce coin de nature préservée n’a vraiment rien à voir avec ce que l’on connaît de la Bourgogne typique, un peu plate, avec ses rangs de vignes sagement alignés. Ici, la géologie oblige les gars du pays à prendre de la hauteur et à s’abimer le dos pour chouchouter le chardonnay.

Un seul cépage, mais une infinité de messages

Inspiré par ces terroirs en cascade, le domaine Auvigue a compris, depuis belles lurettes, que le Mâconnais avait une vraie carte à jouer. Dans le pur respect de la tradition bourguignonne et de l’environnement, Jean-Pierre, Michel et Sylvain Auvigue ont dessiné une palette de vins blancs qui nous emmène de Pouilly à Mâcon en passant par Saint-Véran. Un seul cépage, mais une infinité de messages. Grâce à une approche millimétrée, les petites cuvées parcellaires se lâchent : elles s’expriment sans complexe, se dévoilent sans tabou, prennent la parole avec ferveur.

Les vins Auvigue, une identité assumée

Et pas besoin de longs discours, « Le Clos », « les Crays », la « Côte Rotie » ont chacun une histoire à vous raconter. En blanc, dans les rôles principaux, on retrouve fraicheur et minéralité. Le dénouement est parfois inattendu, complexe, subtil, avec ce petit côté aérien qui vous emporte loin et vous ramène aussi sec dans la réalité avec la ferme envie d’y replonger encore et encore. En rouge, changement de décor, gamay rime avec légèreté, tandis que le pinot joue les costauds. Auvigue, c’est une écriture propre à chaque climat, une vinification spécifique pour chaque terroir, une identité assumée pour chaque flacon. C’est aussi et avant tout l’occasion de s’offrir un voyage au cœur du Mâconnais, un paradis sur terre.

 

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Ses photos

La Bourgogne

Passionnante, déroutante, flippante, surprenante… la Bourgogne est complexe, on ne va pas vous dire le contraire. Côté cépage pourtant, c'est simple : pinot noir (et un petit peu de gamay) pour les rouges, chardonnay ou aligoté pour les blancs. Mais ce qui fait la particularité de la Bourgogne, ce sont ses minuscules terroirs : dès 1098, les moines se sont mis en tête de classifier les parcelles de vignes en fonction de leur emplacement, du sol, du sous-sol, de l'exposition, du micro-climat.

Un casse-tête néanmoins utile et pertinent qui explique, qu'à quelques mètres près, les mêmes appellations ne produisent pas les mêmes vins… Alors forcément, dans le verre, on est souvent perdu. Pour apprivoiser la Bourgogne, il faut donc être patient, bien conseillé et tomber sur les bons domaines. Mais franchement, ça vaut le coup ! Ne focalisez pas forcément sur les 33 Grands Crus (situés principalement en Côte de Beaune et de Nuits, ils sont parfois hors de prix ou tout simplement introuvables), mais partez plutôt à la conquête des appellations moins guindées. On pense par exemple à Pernand-Vergelesses ou Saint-Aubin, aux terroirs de Vézelay ou Irancy, aux Maranges ou à Montagny ou encore Rully ou Saint-Véran. Vous serez agréablement surpris, notamment par le rapport qualité-prix.